La nicotine sera toujours mon amie

Vivre son sevrage tabagique sereinement grâce à la vape

La nicotine sera toujours mon amie

N’en ayez surtout pas peur !

On entend tout et son contraire, quand on parle de nicotine.

Ayant de tout temps été victime de sa mauvaise réputation, je pense qu’il est grand temps (et d’autres bien sûr l’ont fait avant moi) de dédramatiser et de désamorcer les craintes vis-à-vis de la nicotine.

Le fin de cet article est autobiographique et vous démontrera que vous prenez un gros risque à trop baisser le taux qui vous correspond le mieux.

Abordons le sujet…

La nicotine est responsable de la dépendance au tabac, mais pas des maladies causées par les autres constituants de la fumée (goudrons, CO, gaz oxydants…).

La nicotine est particulièrement addictive, lorsqu’elle est fumée, car elle atteint très rapidement le cerveau. Elle se fixe sur les récepteurs nicotiniques et stimule les systèmes de récompense en modulant la libération de nombreux neurotransmetteurs.

Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) ne présentent pas ces mêmes dangers, car l’absorption de la nicotine est plus lente et ne provoque pas de pics cérébraux de concentration.

Il est important que les médecins et les fumeurs comprennent bien cette distinction, car les TNS sont efficaces et présentent beaucoup moins de danger pour le fumeur, même dans les populations à risque (grossesse, maladies pulmonaires et cardiovasculaires).

La dépendance tabagique est un comportement complexe, qui implique à la fois des facteurs pharmacologiques, psychologiques, comportementaux et sociaux.

Le mode le plus répandu de consommation de tabac est la cigarette, ou plus généralement le tabac fumé (cigare, pipe).

Contrairement à une idée très répandue, la nicotine n’est pas un carcinogène, et la plupart des effets délétères du tabagisme sur les systèmes respiratoires ou cardiovasculaires sont dus au monoxyde de carbone (CO) et aux gaz irritants et oxydants.

Les mécanismes pharmacologiques de la dépendance tabagique impliquent un renforcement primaire par la nicotine et des renforcements secondaires provenant d’autres constituants de la fumée de tabac ou de composantes comportementales associées à l’acte de fumer.

Avec une utilisation adéquate, et à dose raisonnable telle qu’un vapoteur l’utilise, elle ne présente pas de danger pour la santé.

La nicotine n’aurait pas que des points négatifs

La nicotine est connue pour augmenter la concentration, et favoriser les apprentissages.

Elle est de plus en plus abordée en lien avec des maladies telles que Parkinson ou Alzheimer.

La nicotine protége de la maladie de Parkinson et aide les patients atteints de la maladie d’Alzheimer à ralentir les effets de la maladie.

Ces sujets font polémiques, des études scientifiques doivent permettre d’approfondir ses débuts de recherches qui pourraient aider beaucoup de patients, mais bien sûr… aucun de nos dirigeants ne trouve l’intérêt de la préciser et surtout de le divulguer…

La nicotine n’est pas responsable des cancers liés au tabac

On entend souvent dire que le tabac donne le cancer, mais cela ne provient pas de la nicotine.`

Ce sont surtout les substances qui sont développées lorsque nous fumons (en raison de la combustion)  notamment le goudron et le monoxyde de carbone, qui sont responsable de la mortalité due au tabagisme.

Pour en savoir plus…

La nicotine est bien recommandée sous forme de substituts nicotiniques

Si la nicotine était aussi dangereuse qu’on veut bien le faire entendre.., pourquoi la vendrait-on dans les pharmacies, et pourquoi la recommanderait-on aux femmes enceintes ?

Disons que l’industrie pharmaceutique n’a pas forcément intérêt à ce qu’on remette en question l’efficacité des substituts nicotiniques, qu’ils soient sous forme de patch ou de gomme à mâcher.

Les études montrent qu’il y a très peu de différences entre l’effet des placebos et l’effet de la nicotine sur la capacité du fumeur à réprimer sa consommation. Au-delà de cette polémique, tout le monde s’accorde à dire que l’efficacité des patchs est mauvaise sur le long terme puisque, au bout d’un an, près de 80 % des fumeurs recommencent à fumer.

Ces substituts sont pourtant toujours disponibles sous forme de gommes à mâcher, de pastilles ou de patchs qui délivrent directement une dose de nicotine dans le sang (on en fait même de la publicité à la télévision…).

Ces moyens de sevrage tabagique sont d’ailleurs vivement conseillés aux femmes enceintes qui n’arrivent pas à arrêter de fumer, mais lorsqu’on parle de vaporisateur personnel (cigarette électronique), on lit le contraire…

Si cette nicotine n’est pas dangereuse et nocive pour une femme enceinte, comment pourrait-elle l’être dans un e-liquide nicotiné, pour un vapoteur lambda ?

5. Stop à la panique du surdosage

Le corp humain est terriblement bien fait, si vous êtes en surdosage, vous allez très vite le sentir, avec des nausées, des maux de tête ou des vertiges sans gravité. Lorsque votre corps vous enverra ces symptômes, vous n’aurez plus envie de tirer sur votre vaporisateur personnel.

Il suffira de ralentir un peu le rythme de vapotage pendant une petit 1/2 heure, pour ne plus ressentir ces désagréments et recommencer à vapoter normalement.

En ayant toujours peur de vaper sur du 8 mg/ml ou 12 mg/ml par exemple, certains vapoteurs commencent à 3 mg/ml. Le résultat est sans appel… ils sont en sous dosage et pompent toute la journée sur la cigarette électronique, justifiant que ce n’est pas super efficace. Bien entendu, cela est plus difficile encore pour les gros fumeurs.

La question du dosage est importante, mais on ne risque pas d’overdose de nicotine.

La preuve en vidéo !

Pour tenter de dédiaboliser la nicotine, sachez qu’elle ne doit pas être perçue comme un agent nocif, mais surtout comme une alliée, celle qui vous permettra d’arrêter, de vous accompagnez vers l’arrêt de la vraie cigarette.

Pourquoi j’ai fait cet article ?

Simplement parce qu’au début de mon sevrage, j’étais comme vous et je n’avais qu’une obsession… baisser mon taux de nicotine pour ne plus être dépendante.

J’ai mis un an pour passer du 18 mg/ml au 3 mg/ml et cela s’est relativement bien passé pendant plusieurs mois… tant que la vie se déroulait normalement. J’avais parfois quelques envies… mais elles passaient très vite, et j’arrivais bien à les gérer.

Seulement voilà… ma maman est décédée, et j’ai reçu un coup de téléphone à 4h du matin qui m’annonçait cette terrible nouvelle.

Entre la tristesse, la culpabilité, les démarches administratives inhérentes à tout décès.. le fait d’en reparler à toutes les personnes qui me téléphonaient, et à qui j’étais obligée de narrer les faits… mon côté émotionnel est ressorti en force.

Mon mari vapoteur lui aussi, était également descendu à 3mg/ml , mais il avait fait le choix de continuer à fumer entre 3 et 5 cigarettes par jour. Nous avions donc des cigarettes à la maison.

Elles n’étaient pas sous mes yeux, mais sur une étagère au garage… par contre… je savais qu’elles étaient là….

  • Besoin de me calmer ce matin là… ?
  • Impression que le fait de fumer allait me ramener ma maman…?
  • Bref… j’ai craqué…

J’ai repris une vraie cigarette à 5 h et demi… puis une autre dans la matinée… pour enfin arriver au paquet complet au bout de quelques jours…

Cela a duré plusieurs mois… je continuais à vapoter mais accessoirement.

Puis un jour j’ai décidé de me reprendre en mains, et de retenter l’arrêt total, puisque je savais que ça marchait !

J’ai donc repris mon matériel, mes e-liquides en 3mg/ml et j’alternais tabac et vapote en attendant que le dégoût de la clope allait de nouveau revenir…

En vain…

J’ai donc mis un mot sur mon mûr Facebook, pour essayer de déculpabiliser, et j’ai reçu plusieurs messages de soutien, dont celui de Jacques Le Houzec, que j’avais rencontré quelques mois auparavant en Bretagne.

Ce Jacques si jovial au 1er abord, m’a gentiment remonté les bretelles et expliqué tout le fonctionnement de cette nicotine sur mon cerveau, pour conclure que si je ne remontais pas mon taux, je n’y arriverai jamais.

Au début, j’ai eu du mal à m’y faire et je n’ai pas appliqué ce qu’il m’avait dit de suite.

Mais quelques semaines s’étant écoulées sans modification de ma consommation tabagique, j’ai bien été obligée de me rendre à l’évidence, et d’aller me racheter de quoi vapoter en 16 mg/ml pour être sûr de parvenir à un sevrage définitif.

Je trouvais ça fort le 16mg/ml… j’ai donc essayé du 12 mg/ml, et je me sentais mieux, mais SURTOUT… je n’avais plus du tout envie de fumer…

J’avais en fait trouvé mon équilibre, et j’ai décidé de ne plus jamais descendre en dessous  de ce taux, par peur de ressentir un manque difficile à gérer…

Depuis ce moment, j’ai eu des coups durs.. et je n’ai jamais eu envie de refumer.

Mon conseil

Ne soyez pas obnubilés par le taux de nicotine qui vous correspond le mieux.

Si vous parvenez à un trouver un bon dosage de nicotine vous permettant de ne ressentir aucune envie de fumer lorsque vous fréquentez ou sortez avec des fumeurs… gardez cet équilibre, et vous serez quasi-certain de ne pas replonger dans l’enfer du tabac.

Bonne vape !

 

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