Je « fricote » avec ma vapote… mais je » nicote » avec jugeote…

By

Ah la NICOTINE !

Tout le monde en a peur… et pourtant elle a des atouts non négligeables…

Certaines personnes n’ont toujours pas compris, que son implication dans la dépendance tabagique ne lui confère pas pour autant un dangerosité particulière.

Petit rappel….

Quels sont les facteurs de la dépendance tabagique ?

La dépendance au niveau du comportement.

On apprend des gestes, la tenir entre ses doigts, l’allumer, la mettre à la bouche et à force ces gestes deviennent des réflexes.

La dépendance psychologique

Dans ce cas, la cigarette répond à un besoin de compenser un stress, bon ou mauvais.
On fume en général lorsqu’on est dans tel ou tel état d’esprit ou dans telle ou telle situation (entre amis, au travail, en lisant, en étant sur l’ordinateur, à l’apéritif…. etc…)…
Pour chacun, il s’agit probablement de manières différentes d’appréhender une même réalité… même si tous les fumeurs disent le contraire…

La dépendance physique

La nicotine est aussi addictive que la cocaïne et l’héroïne : lorsque l’on est fumeur, le corps a besoin de « sa dose » de nicotine.
En ce qui concerne la dépendance physique, c’est le cerveau qui déclenche une envie irrépressible de consommer de la nicotine.
Il est d’ailleurs difficile à raisonner, car cela va au-delà de la raison.

Mais alors, pourquoi la cigarette électronique est-elle intéressante dans le sevrage tabagique, puisqu’elle contient de la nicotine ?

L’intérêt de la cigarette électronique est de répondre aux trois facteurs de dépendances en même temps… :

  1. on a quelque chose dans la main et à la bouche (comportement),
  2. en cas de coup de stress « je vape » (dépendance psychologique),
  3. et je réponds à la demande de nicotine réclamée par mon cerveau (dépendance physique).

Lorsque l’on veut satisfaire le cerveau, qui a besoin de nicotine, il faut donner la bonne dose, sinon il n’est pas content du tout, et vous rend frustré. La frustration entrainant la sensation irrépressible de manque, elle risque de vous faire replonger dans l’enfer du tabac.

Le vrai danger de la substitution,

c’est de ne pas donner assez de nicotine à son cerveau, et d’être en manque.

Il n’y a pas de danger particulier, mais une e-cigarette mal dosée en nicotine ne permettra pas un sevrage équilibré et serein, et il serait dommage d’en conclure que cet outil de sevrage tabagique ne fonctionne pas.

La surdose est rarissime, et peut simplement donner lieu à quelques désagréments comme une impression de satiété, de légères nausées…

Comment doser la nicotine dans sa cigarette électronique ?

Pour être sûr de ne pas faire d’erreurs, il est primordial de se rendre dans un point de vente sérieux, où le personnel est formé aux conseils dans le sevrage tabagique.

Choisir la bonne dose de nicotine, c’est d’abord savoir écouter son corps.

Quand on fume l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour, il ne faut pas avoir peur de prendre la dose la plus forte.

Surtout, ne pas baisser trop rapidement ce dosage de nicotine, même si on est tenté de le faire, car le cerveau se réveille vite en manque. Il faut donc l’habituer progressivement à en recevoir moins, et il ne faut pas avoir peur de d’augmenter à nouveau la dose si on ressent un manque.

Par exemple :

Vous avez pris un e-liquide Framboise en 18 mg de nicotine, car vous êtes un gros fumeur.

Quand vous vapez trop (ce que l’on a toujours tendance à faire lorsqu’on est débutant), vous avez des légers maux de tête, des étourdissements, des nausées…

Cela peut provenir du sevrage tabagique lui même, mais aussi d’un léger surdosage de nicotine (sans danger dans ces quantités, rassurez-vous).

Dans ce cas, allez acheter le même e-liquide Framboise en 12 mg/ml de nicotine, et mélanger les deux flacons pour obtenir du 15 mg/ml, soit un peu moins fort (prenez bien de même fabriquant pour respecter l’équilibre PG/VG.

Si vous sentez que la dose de nicotine vous procure toujours les mêmes symptômes, achetez du 6 mg/ml que vous mélanger au 12 mg/ml pour obtenir du 9 mg/ml… etc…

Faites ces mélanges jusqu’à ce que vous trouviez le bon équilibre nécessaire à un sevrage serein.

À chacun son rythme, il est important de le respecter !

En revanche, les personnes qui ne fument des cigarettes que le soir, dans un contexte festif par exemple, n’ont pas forcément de dépendance à la nicotine, mais plutôt une dépendance comportementale.

Dans ce cas, on optera pour un dosage de nicotine plus faible (les mêmes mélanges peuvent être fait entre du 6 mg/ml et du 3 mg/ml par exemple).


Comment savoir si j’ai le bon dosage ?

Il existe un test très simple pour savoir si votre e-cigarette est bien dosée en nicotine.

  • si vous avez commencé le vapotage récemment,
  • si vous avez arrêté totalement la vraie cigarette,
  • si vous avez encore envie de fumer en vous levant le matin et si dans la journée vous ressentez encore cette envie de cigarette,
  • c’est que ce n’est pas le taux approprié.

Dans ce cas là, si les paliers existants vous semblent trop importants (0/3/6/12/18 mg/ml), faites comme expliqué plus haut  mais dans le sens inverse (je vape du 6 mg, et je prends du 12 mg que je mélange pour obtenir du 9 mg/ml).

J’espère que cette petite mise au point vous permettra de conserver la zen attitude !

Bonne vape !