Mise à jour 2020 du rapport sur la vape en Angleterre par le Public Health England (PHE) – (Vap’You)


Depuis 2015, le Public Health England (PHE) publie un rapport annuel sur les connaissances concernant le vapotage. Voici la traduction de la 6e édition publiée aujourd’hui pour l’année 2020.Ce rapport annuel du PHE est une pièce essentielle des connaissances sur le vapotage. Depuis sa première publication en 2015, le fameux “au moins 95% moins nocif que la cigarette fumée” continue de faire référence et n’a jamais été démenti. La littérature scientifique sérieuse, celle qui adopte un design correct – à savoir toujours comparer la vape, la cigarette et rien – incite à penser que les risques sont encore moindres que ce prudent 95%.

Il est important aussi de comprendre que le rapport du PHE n’est pas une étude. C’est un rapport ! Cela veut dire que l’avis qui est rendu est examiner par une équipe large et surtout à partir de toutes les études scientifiques existantes. Cela permet donc de rendre un avis solide et officiel. Cette démarche de transparence et sa constance permettent aux autorités de conduire une politique de lutte contre le tabagisme dûment éclairée depuis de nombreuses années. Les résultats sont quantifiables, en Angleterre, le tabagisme ne cesse de baisser, le taux de prévalence est largement passé sous les 15% soit deux fois moins que chez nous.

Pas d’avis officiel en France depuis 6 ans !

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait rendu un avis en 2014 (avant les anglais), dans ce document assez frileux : Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. En 2015, justement suite à la publication du premier rapport du PHE, la Direction Générale de la Santé (dont le directeur était le Pr Benoit VALLET) avait demandé à la HAS de l’étudier pour éventuellement envisager une mise à jour de ses recommandations. La réponse tient en une page pour faire tenir les formules consacrées de politesse : non. A voir ici : Avis N° 2015.0100/AC/SBPP du 4 novembre 2015.

Pour résumer, alors que les anglais prennent soin de suivre la situation pour soutenir leur politique de réduction des risques et des méfaits du tabagisme en évaluant chaque année la situation sur le vapotage ET en information la population, en France, c’est l’omerta depuis 2015 et on se coltine un avis qui date de 2014 (6 ans !), forcément obsolète.

À défaut donc, d’information correcte dans notre pays, voici la publication originale sur le site du gouvernement anglais GOV.UK : Vaping in England: 2020 evidence update summary

Et voici la version traduite à l’aide de l’outil de traduction gratuit DeepL.

La vape en Angleterre : résumé de la mise à jour des connaissances pour 2020

1. Objectif du rapport

Il s’agit du sixième rapport d’une série de rapports indépendants commandés par Public Health England (PHE) pour résumer les données probantes sur les e-cigarettes afin d’éclairer les politiques et les réglementations.

Malgré la réduction de la prévalence du tabagisme, le tabagisme reste la principale cause de décès et de maladies évitables et une cause majeure d’inégalités en matière de santé. Des dispositifs alternatifs de délivrance de nicotine moins nocifs pourraient donc jouer un rôle crucial dans la réduction de ce fardeau sanitaire.

Ce rapport présente des mises à jour sur la prévalence du vapotage chez les jeunes et les adultes et passe en revue la littérature sur la vaporisation chez les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et les femmes enceintes.

Un futur rapport sera consacré à un examen complet de la sécurité des cigarettes électroniques.

1.1 Terminologie

Les “produits de vapotage” désignent les e-cigarettes et les matériels de recharge (e-liquides).

Le terme “vapoteurs” désigne les personnes qui utilisent régulièrement des produits qui se vapent, et le vapotage est l’acte d’utiliser un produit qui se vape.

Nos termes n’incluent pas le vapotage de cannabis ou d’autres substances illicites, qui ne font pas l’objet de ce rapport.

1.2 Réglementation actuelle

Les produits qui ne contiennent pas de nicotine et qui se vapent tombent sous le coup de la réglementation générale sur la sécurité des produits de 2005, appliquée par les normes commerciales locales.

Les produits de vapotage contenant de la nicotine sont réglementés de manière plus stricte par la directive révisée de l’Union européenne sur les produits du tabac (2014/40/UE) (TPD), traduite dans le droit britannique par le Règlement de 2016 sur le tabac et les produits connexes (TRPR), que le gouvernement s’est engagé à réviser d’ici mai 2021.

Il n’existe pas de produits à base de nicotine sous licence médicale au Royaume-Uni.

Il est interdit de vendre des produits de vapotage à toute personne de moins de 18 ans et il en va de même pour l’achat de produits de vapotage pour toute personne de moins de 18 ans.

1.3 Développements récents

Les produits de vapotage de la nicotine ont continué à évoluer. L’utilisation de la technologie des sels de nicotine est de plus en plus populaire.

Entre le 20 mai 2016 (mise en œuvre du TRPR) et le 9 janvier 2020, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) a reçu 84 notifications de 245 effets indésirables que l’on pense être associés à des produits à base de vapeurs de nicotine par le biais de son système de carte jaune (NOTE : j’ai pas compris cette phrase traduite ni à quoi ça renvoi). Un rapport n’est pas la preuve que la réaction a été causée par un produit vaporisé, mais seulement que le déclarant le suspectait.

Aux États-Unis, où le système de réglementation des produits de vapotage (y compris les produits utilisés pour le vapotage du cannabis) est très différent, il y a eu une vague de maladies pulmonaires graves et de décès qui a semblé atteindre un pic à la fin de 2019. Cette épidémie semble avoir été causée par des personnes qui ont vaporisé de l’huile de tétrahydrocannabinol (THC), un dérivé du cannabis, et de l’acétate de vitamine E.

Il n’y a pas eu d’épidémie de maladie pulmonaire similaire en Angleterre, bien que la MHRA ait reçu des rapports de 4 décès par le biais du Yellow Card Scheme où l’on soupçonnait que la vaporisation était impliquée (2 avant la mise en œuvre du TRPR et 2 plus récemment). Cependant, le lien avec les produits de vapotage contenant de la nicotine n’a pas encore été établi. De plus amples informations sont disponibles dans la mise à jour de janvier 2020 de la MHRA sur la sécurité des médicaments. Deux cas graves de maladies respiratoires liés au vapotage ont également été publiés.

Des violations de la loi sur l’âge de vente pour les produits à base de nicotine (et pour les cigarettes) et l’utilisation des médias sociaux pour promouvoir les produits à base de nicotine sont signalées. L’Autorité des normes de publicité a récemment confirmé certaines plaintes selon lesquelles la commercialisation de produits à base de vapeurs avait violé le code de la publicité britannique.

La plupart des organismes de santé mentale en Angleterre autorisent le vapotage mais il y a des incohérences dans la politique et la pratique. Le rapport de la commission d’enquête de la Chambre des Communes sur la science et la technologie concernant les cigarettes électroniques a recommandé que le NHS Angleterre produise des directives sur la vape dans les organismes de santé mentale, ce qui n’a pas encore été fait.

1.4 Implications

Comme les produits qui ne contiennent pas de nicotine sont moins strictement réglementés que ceux qui en contiennent, ils devront peut-être être réexaminés en même temps que la prochaine révision de la réglementation sur le vapotage avec nicotine.

Le NHS Angleterre devrait publier des directives sur l’inhalation de vapeurs dans les fonds de santé mentale afin d’assurer la cohérence et l’équité au sein du NHS.

La vague de lésions pulmonaires et de décès aux États-Unis n’est pas attribuable aux produits réglementés de vapotage avec de la nicotine actuellement vendus en Angleterre. Mais tous les effets indésirables ou décès suspectés doivent être évalués.

Les conclusions de nos précédents rapports restent des messages importants pour la prévention des dommages. Elles peuvent être résumées en gros comme suit :

  • le vapotage de produits réglementés à base de nicotine présente une petite fraction des risques du tabagisme, mais cela ne signifie pas qu’elle est sans danger
  • les fumeurs devraient être encouragés à essayer des produits de vapotage à base de nicotine réglementés, ainsi que des médicaments pour le sevrage tabagique et un soutien comportemental. Cela augmentera considérablement leurs chances de réussir leur sevrage tabagique
  • les personnes qui n’ont jamais fumé devraient être encouragées à ne pas fumer et à ne pas vaper
  • les vapoteurs devraient être encouragées à n’utiliser que des produits à base de nicotine réglementés et à cesser complètement de fumer

2. Méthodes

Nous avons utilisé les données de 6 enquêtes représentatives au niveau national pour examiner la prévalence et les caractéristiques du vapotage en Angleterre. Nous avons également examiné la littérature académique internationale pour les études publiées entre novembre 2018 et octobre 2019 qui font état de la prévalence du vapotage.

Nous avons utilisé les données recueillies par NHS Digital auprès des services de lutte contre le tabagisme, les données du Yellow Card Scheme de la MHRA et les données de publications évaluées par des pairs.

Nous avons effectué deux revues systématiques de la littérature académique publiée qui identifient les preuves sur le vapotage chez les personnes souffrant d’un problème de santé mentale et sur le vapotage pendant la grossesse.

3. Le vapotage chez les jeunes

3.1 Principales conclusions

La prévalence actuelle du vapotage (hebdomadaire ou moins qu’hebdomadaire) chez les jeunes en Angleterre est restée raisonnablement stable, les meilleures estimations récentes la situant à 6 % des 11 à 15 ans en 2018 et à 5 % des 11 à 18 ans en 2019.

Les enfants plus âgés sont plus susceptibles de faire des expérimentations. La consommation actuelle chez les jeunes de 11 ans est estimée à moins de 1 % en 2018, contre 11 % chez les jeunes de 15 ans.

Le vapotage actuel est principalement concentré chez les jeunes qui ont une expérience du tabagisme. Moins de 1 % des jeunes qui n’ont jamais fumé sont des fumeurs actuels.

Aucune enquête n’a signalé une augmentation importante de la prévalence du vapotage.

La prévalence actuelle du tabagisme (hebdomadaire ou moins que hebdomadaire) chez les jeunes de 11 à 15 ans a diminué de moitié entre 2009 (11 %) et 2018 (5 %), mais est restée relativement stable depuis 2014.

Les perceptions des jeunes sur les méfaits relatifs du vapotage par rapport au tabagisme sont de plus en plus éloignées des faits. La proportion de jeunes de 11 à 18 ans qui pensent que les e-cigarettes sont moins nocives que les cigarettes est passée de 68% en 2014 à 52% en 2019.

Un peu plus d’un tiers des 11 à 15 ans pensaient qu’il était acceptable d’essayer le vapotage et un peu moins d’un quart pensaient qu’il était acceptable de vapoter une fois par semaine.

La plupart des jeunes qui ont essayé le vapotage le font par curiosité.

Les modèles de réservoirs, qui sont des kits réutilisables et rechargeables que les utilisateurs peuvent remplir de liquide, restent le type d’appareil de vapotage le plus populaire utilisé par les jeunes.

De récentes enquêtes britanniques n’ont pas posé de questions sur l’utilisation des arômes chez les jeunes qui s’adonnent au vapotage.

Près de 60 % des jeunes de 11 à 15 ans qui s’alcoolisent régulièrement (plus d’une fois par semaine) ont déclaré avoir utiliser des produits de vapotage, la plupart du temps par des amis. Mais beaucoup ont également déclaré avoir acheté des produits de vapotage à d’autres personnes, dans des magasins et sur Internet.

Les comparaisons entre pays sont entravées par le manque de cohérence des questions et des méthodes d’enquête. Une enquête qui a comparé le vapotage chez les jeunes de 16 à 19 ans de 2017 à 2018, en utilisant des méthodes cohérentes, a trouvé des niveaux de vapotage plus faibles en Angleterre qu’au Canada et aux États-Unis.

3.2 Implications

La prévalence du vagabondage et du tabagisme chez les jeunes en Angleterre doit continuer à être surveillée de près.

Des questions sur les préférences en matière de goût et les raisons de l’inhalation de vapeurs chez les jeunes devraient être ajoutées aux grandes enquêtes représentatives au niveau national.

L’application de la réglementation sur l’âge de la vente doit être améliorée.

4. L’inhalation de vapeurs chez les adultes

4.1 Principales conclusions

La prévalence actuelle du vapotage (toute utilisation actuelle) chez les adultes en Angleterre est restée stable depuis 2014, et en 2019, elle se situait entre 5 et 7 %.

La prévalence actuelle du vapotage chez les fumeurs varie entre 14 et 20 % d’une enquête à l’autre, ce qui montre encore une fois peu de changement depuis 2014.

La prévalence actuelle de l’usage de la vape chez les anciens fumeurs a continué à augmenter et se situait entre 12 et 13 % en 2019.

Le vapotage reste le plus courant chez les fumeurs et les anciens fumeurs, avec moins de 1 % des personnes qui n’ont jamais fumé.

La proportion de fumeurs actuels qui n’ont pas essayé les produits de vapotage est restée à 37% entre 2018 et 2019.

Le tabagisme chez les adultes en Angleterre a continué à diminuer au cours des 10 dernières années et en 2019, il était d’environ 15 %.

La prévalence du tabagisme est la plus élevée parmi les personnes appartenant à des groupes socio-économiques plus défavorisés, ce qui reflète leur niveau de tabagisme plus élevé.

La perception des dommages causés par les inhalations chez les fumeurs est de plus en plus en décalage avec les faits. La proportion de personnes qui pensent que le vapotage est moins nocif que les cigarettes est passée de 45 % en 2014 à 34 % en 2019. Ces perceptions erronées sont particulièrement fréquentes chez les fumeurs qui ne fument pas.

La plupart des adultes utilisent des produits fumigènes [NOTE : pas compris] pour les aider à arrêter de fumer.

Les fumeurs ont déclaré que l’interdiction des liquides aromatisés les dissuaderait d’utiliser des produits de vape pour les aider à arrêter de fumer ou à réduire leur consommation. Elle pourrait également pousser les vapoteurs actuels vers des produits illicites.

Comme les années précédentes, les données des services d’aide à l’arrêt du tabac en Angleterre suggèrent que lorsqu’un produit de vapotage est utilisé dans une tentative d’arrêt, soit seul ou avec un médicament autorisé, les taux de réussite sont comparables, voire supérieurs, à ceux d’un médicament autorisé seul.

Lorsque des informations internationales sont disponibles, la prévalence du vapotage chez les adultes en Angleterre semble être plus élevée que dans d’autres pays.

4.2 Implications

Les données présentées ici suggèrent que le vapotage n’a pas freiné le déclin du tabagisme chez les adultes.

Les perceptions de plus en plus incorrectes du public sur les méfaits du vapotage pourraient empêcher certains fumeurs d’utiliser des produits de vape pour arrêter de fumer.

L’interdiction des liquides aromatisés pourrait avoir des effets néfastes et des conséquences involontaires pour les fumeurs qui utilisent des produits de vapotage pour arrêter de fumer. Elle ne doit être envisagée qu’avec prudence.

5. L’inhalation de vapeurs chez les personnes souffrant de problèmes de santé mentale

5.1 Principales conclusions

Dans notre revue systématique, nous n’avons pas identifié d’études de prévalence du vapotage en Angleterre, nous ne pouvons donc pas rendre compte des taux de vapoteurs chez les personnes souffrant de problèmes de santé mentale en Angleterre, ou dans d’autres régions du Royaume-Uni.

Nous avons identifié 17 études qui ont fait état de la prévalence de la vape chez les personnes souffrant de troubles mentaux en dehors du Royaume-Uni.

Les définitions du vapotage actuel varient selon les études, par exemple, toute utilisation au cours des 30 derniers jours ou utilisation tous les jours, certains jours ou rarement. Les résultats et les comparaisons entre les études doivent donc être traités avec prudence.

Dans l’ensemble, les taux de vapoteurs actuels se situent entre 3 et 20 % chez les personnes souffrant de troubles mentaux dans des échantillons de population représentatifs au niveau national. Les taux variaient de 0,3 % à 21 % dans des échantillons représentatifs de l’état ou de la région et de 7 % à 45 % chez les participants recrutés dans des milieux cliniques. Ces taux élevés de vapoteurs reflètent probablement la forte prévalence du tabagisme chez les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.

Parmi les échantillons représentatifs au niveau national et au niveau de l’État ou de la région, les fumeurs actuels avaient les taux de pratique du vapotage les plus élevés jamais enregistrés (jusqu’à 75 %) ainsi que sur les taux de vapotage quotidiens (jusqu’à 41 %).

Il n’existe actuellement aucun essai contrôlé randomisé (ECR) publié évaluant les produits de vapotage pour l’arrêt ou la réduction du tabagisme chez les fumeurs souffrant de problèmes de santé mentale. Nous avons identifié 4 études pré-post de groupe unique, un type d’étude portant sur les participants avant et après une intervention, et une analyse secondaire des données des ECR qui comprenait un échantillon de personnes souffrant de troubles mentaux. Dans 4 de ces études, les participants n’étaient pas motivés pour arrêter de fumer. L’abstinence complète de fumer a été atteinte par 7 à 14 % des participants entre le suivi de 4 semaines et celui de 12 mois dans toutes les études. Les participants à l’étude qui se sont mis à vapoter (NOTE : je comprends ici non exclusif, donc vapofumeurs) ont réduit de manière significative leur consommation de cigarettes.

La faible documentation qui existe sur les connaissances et les attitudes des professionnels de la santé en matière de vapotage suggère que beaucoup sont ambivalents sur le rôle et l’utilisation des produits de vapotage chez les fumeurs souffrant de problèmes de santé mentale. Elle suggère également qu’il existe des besoins de formation non satisfaits.

5.2 Implications

L’une des actions du plan gouvernemental de lutte contre le tabagisme pour l’Angleterre consistait à explorer comment des données plus fiables pourraient être collectées pour mieux informer les mesures de lutte contre le tabagisme afin de soutenir les personnes souffrant de problèmes de santé mentale. Les études en cours sur le vapotage (et le tabagisme) chez ces personnes en Angleterre aideront à combler certaines lacunes en matière de données. Mais des données plus représentatives au niveau national sont encore nécessaires, en particulier pour les personnes souffrant de graves problèmes de santé mentale.

Les taux élevés de tabagisme et de vapotage (NOTE : je pense qu’ils désignent ici les vapofumeurs) suggèrent que les fumeurs souffrant de troubles mentaux devraient être conseillés et soutenus pour arrêter complètement de fumer, dès qu’ils se sentent capables de le faire.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires sur le vapotage chez les personnes souffrant de troubles mentaux et sur son efficacité et sa sécurité pour arrêter de fumer.

Certains signes indiquent que les professionnels de la santé ont besoin d’une formation plus adaptée sur l’utilisation des produits de vapotage chez les personnes souffrant de troubles mentaux.

Des ressources sur l’utilisation des produits de vapotage chez les personnes souffrant de troubles mentaux sont disponibles auprès du Mental Health & Smoking Partnership en Angleterre. Étant donné que l’utilisation de produits de vape est autorisée dans la plupart des organismes de santé mentale en Angleterre, l’expérience de l’utilisation de produits de vape au fil du temps dans ces milieux devrait être étudiée, y compris leur effet sur le passage complet du tabagisme au vapotage.

6. Vaporisation pendant et après la grossesse

6.1 Principales conclusions

Notre étude systématique a montré un manque de preuves sur la prévalence du vapotage pendant la grossesse en Angleterre, les effets du vapotage sur le tabagisme pendant la grossesse et après l’accouchement, et sur les effets du vapotage sur la santé maternelle ou l’issue de la grossesse.

Comme dans d’autres populations, les femmes enceintes qui s’exposent au vapotage sont susceptibles de le faire pour arrêter de fumer.

Le vapotage pendant la grossesse est très rare chez les femmes qui n’ont pas fumé.

Les fumeuses enceintes et les professionnels de la santé ne sont pas sûrs des risques relatifs du vapotage pour la mère et le bébé, et la pratique clinique du vapotage pendant la grossesse varie.

6.2 Conséquences

L’absence de données représentatives au niveau national sur l’inhalation de vapeurs pendant la grossesse en Angleterre doit être résolue par des programmes de recherche.

Il est nécessaire d’approfondir les recherches sur les associations entre le vapotage pendant la grossesse, le sevrage tabagique et les résultats pour la santé.

Les raisons les plus courantes de l’usage du vapotage pendant la grossesse sont l’arrêt du tabac, la prévention d’un retour au tabac et la réduction des effets nocifs. Ainsi, toute incertitude sur les méfaits ou les risques de la vape pendant la grossesse est susceptible de décourager les fumeuses enceintes de recourir au vapotage.

L’attitude incohérente des professionnels de la santé à l’égard du vapotage pendant la grossesse montre qu’il est urgent de leur donner des conseils.

En attendant les résultats des recherches en cours, les professionnels de la santé peuvent utiliser les conseils et les recommandations du Smoking in Pregnancy Challenge Group sur le vapotage avant, pendant et après la grossesse, à l’intention des professionnels de la maternité et des autres professionnels de la santé. Ces conseils indiquent que l’utilisation de la vape doit être soutenue si elle aide les femmes ou les ménages avec enfants à arrêter de fumer ou à rester non-fumeurs et que les produits da vape avec nicotine réglementés seront toujours préférables au tabagisme.

7. Auteurs et citations

7.1 Citation suggérée

McNeill, A., Brose, L.S., Calder, R., Bauld, L. et Robson, D. (2020). Vaping in England : an evidence update including mental health and pregnancy, mars 2020 : un rapport commandé par Public Health England. Londres : Public Health England.

7.2 Les auteurs

Ann McNeill (King’s College London), Leonie S Brose (King’s College London), Robert Calder (King’s College London), Linda Bauld (Université d’Edimbourg, Cancer Research UK), Debbie Robson (King’s College London).

Et pour ceux qui préfèreraient lire le RAPPORT en anglais, c’est ICI

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