Le tube blanc

Je suis un tube blanc prêt à tout pour vous détruire….

Mes atouts pour y parvenir….

Je suis assez effrayante, car même si je ne suis qu’un petit rouleau de tabac haché et enveloppé dans un papier fin,  les feuilles de tabac me composant sont traités, et des additifs potentiellement dangereux sont rajoutés pour me permettre de vous séduire.

Au total, je contient environ 4 000 composés chimiques dont au moins 50 sont identifiés comme cancérigènes. La combustion du tabac qui me compose, produit de nombreuses substances nocives pour l’organisme.

Les plus connues sont le goudron, mais l’on trouve aussi des gaz toxiques comme le monoxyde de carbone, divers agents de saveur et des métaux lourds tels que le mercure ou le plomb.

L’origine de ces substances est double. Une partie provient directement des pesticides et autres produits dangereux utilisés pour ma culture.

L’autre est ajoutée volontairement par les fabricants de cigarette qui n’hésitent pas à utiliser des produits hautement toxiques tels que l’ammoniac pour favoriser la fixation de la nicotine et renforcer la dépendance de mes utilisateurs… les fumeurs.

En me disant ADIEU, vous refusez d’inhaler des composants de produits anti-mites (naphtalène), du carburant (méthanol), des solvants (toluène), du poison (arsenic) et la liste serait bien encore trop longue à détailler…

Le Monoxyde de Carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz toxique directement responsable de la diminution de vos capacités physiques et sexuelles. Une fois inhalé via la fumée de cigarette, il passe très rapidement dans le sang et se fixe aux globules rouges en lieu et place de l’oxygène.

La réduction générale du niveau d’oxygène dans l’organisme entraîne une élévation du rythme cardiaque ainsi qu’une augmentation de la pression sanguine.

Les organes ne peuvent plus travailler efficacement et les conséquences sont aussi diverses qu’handicapantes : fatigue chronique, diminution de la résistance à l’effort, maux de tête, augmentation du risque d’accident cardiovasculaire, impuissance, etc.

Les substances irritantes

Les substances irritantes, très diverses, se révèlent lorsque je me consume…c’est ce qu’on appelle la combustion de la cigarette.

Comprenant entre autres de l’acétone, des phénols et de l’acide cyanhydrique, elles s’attaquent directement à votre appareil respiratoire.

Ces substances agressent les muqueuses, modifient le tapis mucociliaire des bronches et petites bronchioles, tout en altérant la protection des parois alvéolaires, ce qui entraîne une diminution des capacités respiratoires.

Combinées aux goudrons de la fumée de cigarette, elles favorisent l’inflammation des bronches et la toux.

Ces substances irritantes sont également à l’origine de certaines maladies comme la bronchite chronique.

Les goudrons

Les goudrons sont les principaux responsables des cancers liés au tabac.

Ils se forment uniquement lors de ma combustion et contiennent de nombreuses substances toxiques telles que les hydrocarbures ou le benzène.

Ils se collent d’abord sur les parois de la bouche, des bronches, des poumons qui mettent après l’arrêt du tabac entre 7 et 15 ans avant d’être entièrement nettoyés.

Véritables poisons pour votre organisme, ils se diffusent ensuite pour s’attaquer au pancréas, à la vessie ou au côlon.

À titre d’exemple, en fumant un paquet par jour pendant un an, un fumeur inhale 250 ml de goudrons dans ses poumons, soit l’équivalent de deux pots de yaourt !

La nicotine

(source : Vaping Post 27/07/2017)

La nicotine est un composé organique présent naturellement dans les feuilles de tabac. Elle est la principale substance psychoactive du tabac. Pour consommer la nicotine du tabac, celui-ci peut être fumé, mâché ou prisé. Les Amérindiens fumaient déjà les plantes de tabac depuis des millénaires quand Christophe Colomb et ses troupes découvrent l’Amérique.

La nicotine doit son nom à l’ambassadeur Nicot qui rend le tabac populaire en l’introduisant à la cour de France vers 1560. Ce n’est qu’en 1823 que le mot nicotine fait son apparition lorsque deux scientifiques, Posselt et Reimann, extraient la nicotine du tabac lors de leurs études approfondies sur la plante.

Les nombreuses études sur la nicotine ont depuis permis de souligner son importance dans l’addiction au tabac, mais aussi le peu de dangerosité qu’elle représente parmi tous les ingrédients qui me composent. Présente surtout dans les feuilles de tabac, on la trouve aussi en faible quantité dans certains végétaux comme les tomates et les aubergines.

Je pèse lourd …

Taxé, réglementé, et dissimulé dans des paquets neutres, je reste, malgré mes effets néfastes sur la santé, un mal qui profite à la bonne tenue des finances publiques.

Je suis en effet l’un des gros contributeurs au budget national, puisque, avec environ 14 milliards d’euros de taxes et de TVA, je permet de financer à moi seul pratiquement la moitié du budget de la Défense nationale.

Le maintien à un haut niveau de ces ressources a été le fruit d’une stratégie très élaborée.

En effet, c’est grâce à une politique régulière mais modérée de hausse des prix, que les revenus de l’État n’ont cessé de s’accroître grâce à moi alors que, dans le même temps, la consommation n’a que peu reculé.

Première cause de mortalité évitable, je suis responsable chaque année en France de 78.000 décès prématurés, et je représente un coût social évalué à plus de 100 milliards d’euros !

Avec 32 % de fumeurs quotidiens, la France le plus gros consommateur de tabac en Europe, avec en particulier un tabagisme des adolescents «alarmant» selon l’OCDE.

Alors pourquoi je suis toujours là ?

Tout le monde se demande toujours pourquoi l’Etat ne me bannit tout simplement pas, comme il interdit le cannabis.

S’il voulait vraiment réduire le tabagisme, ce serait la manière la plus simple et la plus efficace, n’est-ce pas ? Certes ça ferait râler, mais ce serait bien plus efficace que le paquet neutre ou les messages ridicules qui caractérisent mon emballage.

Mais il ne le fait pas… pourquoi ?

Tout simplement car grâce aux fumeurs l’Etat gagne de l’argent, toutes dépenses confondues.

Oui… c’est rentable, je rapporte…

Pourtant l’un des arguments principaux du gouvernement est que j’en coûte aussi, notamment en dépenses de santé n’est-ce pas ?

Il n’en est rien…

Je réprésente un surcoût de 19,6 milliards d’euros par an pour l’Etat, composé de 3,3 milliards d’euros d’impôts non perçus à cause des décès prématurés des fumeurs et des célèbres 16,3 milliards de surcoût des dépenses de santé.

Mais alors, l’Etat est-il perdant ? Bien sûr que non !

Grâce aux taxes diverses imposées aux fumeurs sur le prix du paquet, l’Etat touche 14 milliards d’euros par an. Et comme en économie il n’y a pas la place pour les Etats d’âme il faut ajouter les quelques 6,6 milliards d’euros gagnés par l’Etat grâce… aux pensions et retraites non versées aux fumeurs décédés prématurément. Au total, donc, 20,6 milliards d’euros de gains.

Le calcul est vite fait : chaque année, pour l’Etat, le solde est positif. 1 milliard d’euros de gain net. On comprend mieux pourquoi la cigarette n’est pas encore interdite en France.

Et les français et les entreprises ?

Ils sont perdants. Les experts se sont alors amusés à voir quel devrait être le prix du paquet de cigarettes pour qu’il ait un impact zéro sur l’économie française.

Les entreprises perdent quelques 16 milliards d’euros par an à cause des frais de recrutement et de formation à la suite du décès d’un collaborateur ainsi qu’à la perte de chiffre d’affaires. Pour compenser cette perte il faudrait que le paquet de cigarette soit en moyenne à 13,07 euros, voire plus bien sûr…

Et si on ajoute la perte de revenus que les fumeurs peuvent avoir au cours de leur vie à cause des maladies liées à la cigarette, le paquet, pour qu’il ait une incidence zéro, devrait être à 15,69 euros…

Alors quid ?

Je suis donc toujours là….

La position de l’Etat dans la lutte contre le tabagisme est donc ambiguë.

S’il souhaite voir diminuer les ventes de tabac pour une raison sanitaire évidente, une forte chute de la consommation pourrait entrainer une baisse importante des recettes fiscales publiques.

Il s’agit finalement d’une position bien inconfortable et qui explique sans doute certaines difficultés qu’ont les gouvernements successifs à appliquer une réelle et forte politique contre moi.

Mon ennemi public n°1… la vape

Mais pourquoi la vape fonctionne ?… Parce qu’il y a une communauté internationale ouverte et soudée qui manifeste par tous les moyens pour crier sa victoire face à moi…

Après la découverte, il y a une phase d’adaptation suivie par le choix d’un matériel à la fois ludique et efficace (différent pour chacun)… qui peut être changé à tout moment selon les envies, les goûts, les finances… , ce que je suis incapable d’offrir à mes fans…

Il y a aussi mille parfums et sensations qui redonnent vie aux papilles…

Les vapoteurs gèrent eux-même leur besoin/apport en nicotine, ce qui leur permet de ne pas craquer, de ne pas ressentir de stress, de ne pas être en souffrance…

La vapeur dégagée est blanche et ne pue pas, contrairement à la fumée noire chargée en goudrons que j’envoie dans l’atmosphère lors de ma combustion…

Il existe des centaines d’études qui démontrent qu’elle est 95% moins nocive que moi…

ALORS, si vous tenez à la vie… supprimez-moi… et essayez la vape !

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