J’ai peur d’arrêter de fumer

Si vous avez vécu des moments forts dans votre vie, pendant lesquels vous avez eu l’impression que la clope vous détendait, il est normal que vous ayez peur de vous en séparer.

Et là… c’est la grosse crise d’angoisse…

Essayons de voir les choses autrement, et de comprendre pourquoi…

Comprendre l’emprise de la cigarette

Ce n’est pas par manque de volonté qu’une personne échoue à se libérer de la cigarette ou retombe sous son emprise après plusieurs années sans fumer. Ce sont d’autres facteurs qui sont en cause et les connaître évite de culpabiliser lors d’une rechute.

A – L’âge d’initiation à la cigarette

Près de 80 % des fumeurs adultes actuels sont tombés dans le piège de la cigarette à l’adolescence. À cet âge, le cerveau est encore en développement. Y introduire une substance comme la nicotine, qui agit directement sur des centres importants du cerveau, crée rapidement une forte dépendance physique.

L’adolescence est aussi un moment clé pour structurer sa personnalité. Recourir à une substance qui devient rapidement associée à tous les évènements de la vie (positifs ou négatifs), entraîne une puissante dépendance psychologique :

Commencer à fumer à l’adolescence peut être lourd de conséquences :

  • Plus jeune on commence à fumer, plus élevé est le risque de fumer beaucoup et longtemps et de fragiliser le psychisme (plus grande susceptibilité à la dépression, au stress et à l’anxiété).
  • Plus grand est le nombre de cigarettes fumées :
    • plus élevé est le risque de développer des maladies (cancers, problèmes cardio-vasculaires, vieillissement prématuré, etc.);
    • plus élevé est le risque de développer une grande dépendance psychologique, dont il sera difficile de se défaire.

B – Les effets de la nicotine sur le corps et le psychisme

La nicotine provoque dans le cerveau la libération de différents neurotransmetteurs, dont les fameuses endorphines.

Celles-ci entraînent une cascade d’effets agréables pour le fumeur (plaisir, stimulation, relaxation) sans toutefois perturber son comportement.

Chaque bouffée de cigarette produit cet effet en moins de dix secondes !

C’est un système fondamental de notre organisme appelé « circuit de la récompense » .

Chez un fumeur quotidien, le tabagisme vient perturber de façon très importante ce système : son cerveau en vient à dépendre principalement de la présence d’une substance extérieure, la nicotine, pour produire son endorphines.

Donc pour se sentir bien, un fumeur quotidien en vient à dépendre principalement de ses doses de nicotine. D’où la puissante dépendance physique et psychologique causé par le tabagisme.

Chaque bouffées est en fait associée positivement à la situation, aux pensées et aux émotions que le fumeur est en train de vivre, que celles-ci soient plaisantes, ordinaires ou déplaisantes, la cigarette devient alors une sorte de béquille universelle qui permet au fumeur de vivre n’importe quelle situation, pensée ou émotion, de façon agréable ou du moins supportable (il en a du moins la sensation).

 

L’effet de la nicotine sur le cerveau

+

La puissante association de cet effet avec les situations, pensées et émotions

+

Le nombre de clopes portées à la bouche dans la vie d’un fumeur moyen

=

Le cerveau et le corps restent particulièrement sensibles à la nicotine

mais aussi aux gestes/comportements liés au tabagisme (variable selon les personnes).

 

C’est la raison pour laquelle :

  1. Les rechutes surviennent toujours lors de joyeuses rencontres ou lors d’évènements déplaisants,
  2. On peut entendre certains ex-fumeurs dire des choses comme : « Une bonne cigarette avec un bon café, c’était donc bon », « J’aimais ça fumer ! », « En cessant de fumer, j’avais l’impression de perdre ma meilleure amie », etc.,
  3. Un ex-fumeur peut retomber dans le piège de la cigarette des années après avoir cessé de fumer.

Vous comprenez mieux maintenant pourquoi c’est légitime de s’inquiéter quand on arrête de fumer et pourquoi c’est une erreur de se juger négativement quand on échoue à se débarrasser de la cigarette.

En fait vous avez été programmé pour avoir envie de fumer,

et vous êtes aussi programmés pour rechuter.

Comme toute programmation peut se modifier, mais non sans mal, il faut REPROGRAMMER d’une manière différente.

C’est tout à fait possible avec un soupçon de volonté, et un substitut qui procure du plaisir : la vape.

C’est la raison pour laquelle elle fonctionne dans le sevrage tabagique.

Qu’elle fierté d’essayer !

Et vous allez y arriver !

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